| Si vous ne l'avez pas vue, retrouvez la série ici ➡ | ![]() |
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La destinée par le fil rouge de l’amour…
Étant donné que j’ai déjà écrit un ressenti sur Between Us, je me devais de compléter avec quelque chose sur la série iconique qu’est Until We Meet Again.
J’ai bien regardé partout et je me suis rendu compte que je n’avais jamais rien écrit dessus… quelle quiche !
Il y a énormément à dire sur la série et je vais essayer de trier mes idées mais je ne vous promets rien.
Déjà, celle-ci commence par un événement particulièrement tragique et violent qui vous choque pour bien commencer. Je vous avoue que lors de mon premier visionnage, je me suis demandé·e si j’allais vraiment continuer. Le créateur de la série a pris le parti de nous plonger dans un bassin d’eau froide dès le début et c’est une sacrée gageure ! D’un autre côté c’est un excellent moyen pour happer le téléspectateur dès les premières minutes et le rendre accro à la série, et ça a fonctionné à merveille sur moi ^^.
On aborde le trope de la réincarnation et de l’amour plus fort que la mort et j’ai aimé voir à quel point le couple Korn/In pouvait être différent de Dean/Pharm.
En effet, on peut voir que leurs personnalités sont différentes, comme si leurs vies passées avaient mis en place des changements pour essayer de contourner leur destinée. Certaines différences vont vous crever les yeux comme les compétence culinaires entre In et Pharm (au passage, c’est fou comme cette série peut donner faim !) d’autres sont plus subtiles même si on parvient à les déceler au fil des épisodes.
On le remarque également, l’environnement social est bien différent. Non seulement par la réactions des parents de nos amoureux mais aussi avec leurs amis proches. On peut bien voir que les amis de Pharm et de Dean les poussent gentiment l’un vers l’autre et s’enthousiasment de leur relation alors que les amis du couple Korn/In ne se réjouissent que bien discrètement, s’ils ne sont pas tout simplement absents des scènes.
Ce moyen met aussi en relief que la relation de Korn et In se fait à l’insu de beaucoup par peur des représailles. On ressent fortement cette atmosphère oppressive et c’est ce qui fait, à mon sens, de leurs moments intimes des scènes très passionnées, ils savent qu’ils ne peuvent vivre que dans l’urgence même s’ils rêvent d’une vie calme et simple pour profiter de leur amour ensemble.
Au contraire, la relation entre Dean et Pharm se fait dans la tendresse et la lenteur (cette dernière souvent reprochée à la série) Elle nous montre l’amour comme une fleur qui va éclore et prépare ses pétales petit à petit pour fleurir dans la plus parfaite beauté.
De prime abord je craignais que les flashbacks m’embrouillent un peu mais ceux-ci n’ont rien d’artificiels et restent bien distincts de l’action actuelle de la série.
Certains regretteront peut-être l’absence d’intrigue dramatique, ce n’est pas mon cas. Merci de ne pas avoir balancé d’ex folle-tordue qui vient hurler sur le petit couple ou qui va ourdir un plan débile pour les faire rompre. Merci de ne pas nous mettre de quiproquos qui durent sur 10 épisodes pour que les leads se rappellent, 5 minutes avant la fin, "ah mais ouais, en fait on aurait dû s’envoyer un texto !" (sans rire, Sherlock?!).
Pour ma part, je trouve qu’on a déjà bien assez avec l’histoire de base, on affine de belle façon sur le thème de l’homophobie, une belle reconnaissance des conséquences parfois tragiques de l’obscurantisme de certaines personnes. En cela la série relève de beaucoup d’authenticité.
On nous parle de réincarnation et, ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est que le premier couple ne remplace pas le second, ils ont chacun leurs personnalités, leurs buts, leurs envies. J’ai beaucoup aimé la remise en question de Pharm sur le fait de savoir s’il aime Dean pour lui-même ou pour l’amour que In portait à Korn. Les voir essayer et réussir à se détacher de leurs vies antérieures tout en les ayant acceptées et transcendées, ce sont des moments magnifiques.
Il faut aussi dire un mot sur les personnages secondaires. Même si je ne vais pas beaucoup m’étendre sur le couple Win/Team qui, depuis, a eu sa propre série. Je les ai trouvés fabuleux, ils jouent très bien et ne font pas que de la figuration. D’ailleurs c’est le cas pour tous les personnages secondaires, tous sont là pour une raison, soit leur raison propre avec leurs histoires personnelles, soit ils aident le couple d’une façon ou d’une autre.
Alors, ce BL n’aurait que des points positifs ? Aaaaah ! Avouez que vous attendez le moment ou je pète un plomb ! Hein ?
Non, pas de pétage de plombs, mais oui, ils y a des points négatifs. Par contre, ils sont minimes bien qu’il aient réussi à me faire dresser l’oreille, comme quand Pharm lance son cri d’appel comme un chevreau qui aurait perdu sa mère.
Mais si, vous savez bien, le fameux "P’Deeeeaaaaaan ! P’Deeeeaaaaaan !", ça hante encore mes nuits d’horreur…
En parlant d’horreur, on ne pouvait pas se quitter sans parler du raton laveur écrasé… Quoi ? Vous ne voyez Vraiment pas de quoi je parle ?
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Et là ça vous revient ? Pauvre Ja, il n'avait pas mérité ça quand même…
Je ne sais pas ce qui est passé par la tête des gars qui bossent aux costumes, soit Ja avait le crâne rasé avec une énorme cicatrice en forme de shtroumpfette rose, soit il a perdu un pari. Je ne vois que ça pour qu’il soit affublé d’une bête morte sur la tête pendant l’entièreté de la série.
Mais bref, malgré ces petits problèmes la série est à voir ET à revoir selon moi.
Et je lance un dernier hommage à l’OST qui n’a pas quitté ma playlist depuis lors tout en rêvant, à part moi, que mon fil rouge me suivra jusqu’après le bout du monde, comme l’a fait celui-ci.
Maintenant, à vous de me faire part de votre avis.